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Humanisme de la Renaissance: Machiavel et plus

La distinction entre « la façon dont nous vivons vraiment et la façon dont nous devrions vivre » est au cœur du traitement de la modernité dans mon enquête « L’Europe moderne et les États-Unis », tout comme celle entre « la vraie vérité » et « ce que les gens ont imaginé. »Les deux reviennent dans notre traitement de la Révolution scientifique, en particulier dans le cas de Galilée, et des Lumières. La première moitié du cours se termine par une comparaison entre Madison et Robespierre dans laquelle les étudiants considèrent la défense de la terreur de Robespierre comme nécessaire pour créer une république de vertu et le commentaire de Madison selon lequel « si les hommes étaient des anges, le gouvernement ne serait pas nécessaire. » Cette tâche est donc un élément essentiel du reste du cours. Les passages de Barzun servent d’introduction aux œuvres que les étudiants s’apprêtent à goûter. Le titre, « Apprendre à voir », souligne le lien que Machiavel lui-même a établi entre la perspective en peinture et le réalisme en politique.

Sept. 26: Apprendre à voir la discussion

 Le Prince Nous commencerons notre discussion par ce passage du Prince de Machiavel:

J’espère qu’il ne sera pas jugé présomptueux qu’un homme de bas rang social s’engage à discuter du règne des princes et à leur fixer des principes. Lorsque les peintres veulent représenter des paysages, ils se tiennent sur un sol bas pour avoir une vraie vue sur les montagnes et les collines; ils montent au sommet des montagnes pour avoir un panorama sur les vallées. De même, pour bien connaître le peuple, il faut être un prince, et pour bien connaître les princes, il faut être, soi-même, du peuple.
— Niccolò Machiavel au Magnifique Lorenzo de Médicis, Dédicace au Prince

Lectures / Ressources:

1. Niccolo Machiavel, Le Prince, chapitres xiv-xix, xxi-xxiii
2. Thomas More, Extraits d’utopie
3. Barzun, pp. 117-128, 255-259

Utopia Soumettez des notes traitant de l’affirmation de Machiavel au début du Chapitre XV du Prince, « Sur Les Raisons Pour Lesquelles Les Hommes Sont Loués Ou Blâmés – En Particulier Les Princes », qu’il entendait « différer. . . d’après ce que d’autres ont dit « en allant » après la vérité réelle de la question « plutôt que de « répéter ce que les gens ont imaginé. »Il y a » une telle différence entre la façon dont nous vivons vraiment et la façon dont nous devrions vivre que l’homme qui néglige le réel pour étudier l’idéal apprendra à accomplir sa ruine. . . . »Choisissez des passages spécifiques qui, selon vous, montrent quelque chose sur la façon dont Machiavel a localisé « la vraie vérité »? Sur la base des passages que vous avez choisis, commentez à quel point sa description de la conduite princière ressemblait à celle offerte par More. Encore une fois, choisissez deux ou trois passages spécifiques de l’Utopie. Nous explorerons cela plus en classe en regardant comment Machiavel et Plus décrit les sortes de conseillers avec lesquels les princes s’entouraient.

Il est clair que Machiavel et Thomas More ont pris au sérieux le rôle de conseiller du Prince. Les deux ont servi à ce titre. Les deux ont écrit sur le rôle dans Le Prince (chapitre xxii) et dans Utopia. Machiavel a écrit que le choix des bons conseillers est l’un des défis les plus importants auxquels un prince doit faire face. Il peut, poursuivit Machiavel, à peine s’attendre à s’accrocher au pouvoir s’il ne choisit pas bien. En plus d’être intelligent et disposé à dire la vérité au prince, un conseiller, a écrit Machiavel, doit également faire passer les intérêts du prince avant tous les autres. Le défi pour le prince était de pouvoir reconnaître les bons serviteurs / secrétaires et de ne pas se laisser berner par ceux qui cherchaient sa faveur par flatterie. Raphaël, le voyageur de l’Utopie, a rejeté la suggestion de More selon laquelle il mettait sa sagesse et son expérience au service d’un prince. Un prince, dit-il, n’accepterait jamais les conseils qu’il donnerait. Les princes n’écoutent que ceux qui les flattent. Ils n’écoutent jamais les conseillers qui leur disent ce qu’ils ne souhaitent pas entendre.

 Un roi et son fou Voici une introduction à ce sujet. Ci-dessus se trouve une illustration de l’édition originale de l’Éloge de la folie d’Erasmus par Hans Holbein le Jeune. Holbein a peint plusieurs des portraits les plus célèbres de l’époque, notamment Érasme, Thomas More et Henri VIII. La Folie de la déesse, selon Érasme, a maintenu: Un Homme Sage devrait s’Abstenir des affaires publiques.

La guerre n’est-elle pas la racine et la matière même de toutes les entreprises célèbres ? Et pourtant, quoi de plus insensé que de l’entreprendre car je ne sais quelles bagatelles, surtout quand les deux parties sont sûres de perdre plus que ce qu’elles obtiennent par le marché? Car de ceux qui sont tués, pas un mot d’eux; et pour le reste, quand les deux parties sont étroitement engagées « et que les trompettes font un bruit laid », à quoi servent ces sages, je prie, qui sont si épuisés par l’étude que leur sang mince et froid n’a plus d’esprits? Non, ce doivent être ces gars émoussés et gros, qui, plus ils dépassent en courage, manquent de compréhension.

. . .Mais les conseils, direz-vous, ne sont pas des moindres en matière de guerre. En général, je l’accorde; mais cette chose de la guerre ne fait pas partie de la philosophie, mais gérée par des parasites, des vagabonds, des voleurs, des fardeaux, des laboureurs, des sots, des dépensiers et d’autres restes de l’humanité, pas des philosophes. . .

 Hans Holbein le Jeune